Un magistrat s’inquiète de l’usage grandissant du cannabis

Un magistrat s’inquiète de l’usage grandissant du cannabis

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des moyens d’aider le sujet de sortir de son addiction.

La consommation de cannabis a-t-elle réellement explosé ? J’ai du mal à quantifier l’augmentation. Je peux dire par contre que l’essentiel des ordonnances pénales concernaient auparavant des conduites en état alcoolique. Maintenant, sur une cinquantaine de dossiers que je traite, j’en ai à peu près une vingtaine avec du cannabis.

Je vais à l’hôpital psychiatrique deux fois par semaine (depuis 2011, la loi impose l’intervention d’un juge avant le douzième jour d’hospitalisation sans consentement). L’an dernier, j’ai rendu près de 350 ordonnances, soit une cinquantaine de dossiers en plus par rapport à 2016. Sur les 18-30 ans, un quart des hospitalisations est lié à une consommation de produits stupéfiants, ce qui est énorme. En général, du cannabis, la drogue ordinaire, que l’on prend pour se calmer, pour dormir le soir. On voit apparaître la cocaïne, qui est un peu comme la bouteille de champagne pour les fêtes. On se fait plaisir avec un petit rail de coke.

À travers votre expérience, que pouvez-vous dire sur les méfaits du cannabis ? L’usage provoque la psychose cannabique. Une modification de l’état de conscience. Sur les personnalités fragiles, il favorise l’apparition de failles importantes de type psychotique. Je n’évoque même pas les problèmes induits comme la désocialisation, les troubles de la concentration, le décrochage scolaire. Les gens connaissent très mal les effets du cannabis, en particulier les professionnels de la route. Le gars qui se fait un joint le week-end en boîte de nuit, ne se rend pas compte qu’il sera contrôlé positif au volant, le lundi ou le mardi. En plus, les cannabis sont beaucoup plus nocifs qu’avant, plus chargés en THC. Les drogues douces n’existent plus.

La dépénalisation, vous n’y pensez même pas ?

Ce serait catastrophique. L’argument selon lequel on autorise l’alcool ne tient pas. Ce n’est pas parce que l’on a une drogue dure avec laquelle on est extrêmement complaisant que pour autant il faut en rajouter une autre. L’alcool est culturellement accepté, on est moins désociabilisé en buvant. Mais les effets du cannabis sont tout autant sinon plus redoutables que ceux de l’alcool. Avant de parler de dépénalisation pour désengorger les tribunaux, mieux vaudrait réfléchir à l’éducation. Faire peur aux jeunes, ça ne sert à rien. Il est préférable de les faire réfléchir sur la manière de conduire leur vie

On pourrait penser que la Haute-Loire est relativement privilégiée, sur le plan de la délinquance en général. Qu’en est-il concernant les stupéfiants ? N’allons pas croire que la Haute-Loire soit épargnée. Tout le monde sait qu’il y a des dealers professionnels qui vendent aux portes des lycées de Monistrol-sur-Loire, de Roche-Arnaud et de La Chartreuse. Il y a une très grande porosité entre la plaque urbaine stéphanoise et l’est de la Haute-Loire. Le département est un territoire de consommation et d’échanges de stups. D’ailleurs les

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Schaka

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Pétition ASBL Cannabis Belgique

Pourquoi une pétition ?

Nous sommes des personnes qui en avons assez de devoir aller dans la rue et avoir affaire à des réseaux criminels sans savoir où cela va nous conduire par après.

Nous sommes des personnes ayant des maladies, qui pour certaines sont rares, et utilisant pour médication le cannabis sous diverses formes (CBD,THC,THCv,CBDa,,,) sous l'accord de notre médecin.

Nous sommes des personnes responsables et honnêtes qui avons une vie épanouie et sans problèmes de vie ou sociaux.

Nous avons également une passion pour la plante de cannabis en elle-même et la cultiver est notre bonheur. De plus, nous pouvons nous soigner avec notre médication sans avoir peur des produits ou autres additifs contenus dans une plante que l'on peut trouver autre part.

Nous souhaitons pouvoir avoir notre médicament dans les normes de la santé publique, car un cannabis sain aide à réduire les frais de santé parfois conséquents pour la collectivité et le malade lui-même.

Nous sommes également des personnes responsables avec un rôle dans la société qui en avons assez d’être considérés comme des « hippies ou autres drogués », nous avons juste choisi notre médication et celle-ci a apporté les preuves de son efficacité dans le monde.

Nous connaissons déjà les produits dérivés comme le CBD et le THC que nous maîtrisons pour nous aider dans notre maladie « Je précise que nous ne sommes pas médecin et que nous nous basons sur 20 ans d’expérience médicale du cannabis des membres de notre ASBL et l'avis du médecin de famille ».

Nous désirons simplement ne plus nous cacher, et pouvoir aider les autres personnes le souhaitant.

Nous somme soucieux des ados et de la prévention à leur égard. Effectivement, nous sommes les acteurs parfaits pour répondre aux questions qu’ils se posent vu notre expérience cannabique et, de plus, nous pourrons leur expliquer les risques qu’ils encourent en achetant du cannabis dans la rue.

Le projet complet peut être demandé via mail " info@mcb.care " et sur le site internet : " http://mcb.care "

@ASBL McB

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