La production de weed au Canada financée par les paradis fiscaux

La production de weed au Canada financée par les paradis fiscaux

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Près de 40 % des producteurs de cannabis autorisés par Santé Canada ont reçu du financement de la part d’investisseurs basés dans des paradis fiscaux, selon ce qu’a révélé ce matin l’équipe d’enquête du Journal de Montréal.

Au total, ils ont accumulé au minimum 165 millions de dollars d’investissementsoffshore au fil des deux dernières années, d’après les documents financiers consultés par le quotidien montréalais.

On ignore qui investit cet argent dans le plus grand secret, mais on sait d’où il vient : de pays où les taux d’imposition sont très bas, comme les îles Vierges britanniques, le Luxembourg, les Bahamas, la Barbade, etc.

Les entreprises visées par le reportage n’ont pas révélé l’identité des investisseurs étrangers derrière ces transactions. Le porte-parole de l’Autorité des marchés financiers, Sylvain Théberge, a expliqué au Journal qu’il s’agissait de renseignements confidentiels, auxquels le grand public n’a pas accès.

Contactés par VICE, deux acteurs de l’industrie du cannabis ne semblaient pas déstabilisés une miette par la publication de cet article.

C’est le cas du directeur financier de WeedMD, Keith Merker, dont l’entreprise a amassé 2,28 millions des îles Caïmans et 25 000 dollars des Bahamas selon l’enquête du JDM. M. Merker a plutôt banalisé la situation.

« Pour être honnête, je ne suis pas terriblement surpris, a-t-il dit au sujet de l’article. Je suis sûr que, s’il fallait répéter l’exercice avec essentiellement n’importe quel autre secteur industriel, on verrait des choses semblables. Ce n’est pas hors norme, et il est très intéressant d’investir dans le marché canadien. »

Il n’a pas voulu commenter les 2,3 millions de dollars qu’il a reçus d’investisseurs basés dans les paradis fiscaux, disant ne pas être au courant des chiffres exacts.

Questionné à savoir s’il était tout de même au courant que certains montants provenaient de paradis fiscaux, Keith Merker a dit qu’il ne savait pas. Il a évoqué se souvenir d’investissements privés faits en 2014 et 2016 provenant de « divers endroits », mais assure n’y avoir rien vu qui vienne sonner l’alarme.

« Avec toute la réglementation en place et le fait que l’industrie est scrutée à la loupe, on sait qu’il est important d’être irréprochable, a-t-il insisté. Je vous jure que nous n’avons rien fait de nature illégale. »

L’Association Cannabis Canada (ACC), qui représente plusieurs producteurs licenciés, tient un discours semblable. On y évoque l’intérêt suscité par le marché du cannabis canadien à l’étranger.

« Ça ne me surprend pas qu’on attire des investissements de partout dans le monde. Le fait que les investissements proviennent de certains endroits nommés par le journal est simplement le symptôme de l’éclosion d’une industrie excitante », a déclaré le directeur général par intérim de l’ACC, Allan Rewak.

L’ACC représente notamment les producteurs Abcann Global, Aurora Cannabis, Hydropothecary, Emblem Cannabis Corp, Weed MD et Sundial Growers, qui sont tous visés par l’enquête du Journal de Montréal.

Nous avons demandé à M. Rewak s’il jugeait que le reportage venait ternir l’image de l’industrie du cannabis, et il a aussitôt objecté que ce que font les producteurs licenciés canadiens est légal et qu’ils suivent les mêmes règles que toutes les autres compagnies canadiennes. Il a également insisté sur la légalité et l’importance de la préservation de l’anonymat des investisseurs.

Ni Alllan Rewak ni Keith Merker n’ont souhaité commenter l’intérêt d’investir dans le marché du cannabis en passant par les paradis fiscaux.

Cité par le Journal de Montréal, le professeur de finance à l’Université McGill Ken Lester indique que le fait qu’on ignore qui se trouve derrière les investissements « n’élimine pas la possibilité que le crime organisé soit impliqué », quoique l’industrie « sait qu’elle doit être sans tache parce qu’elle est scrutée par le monde entier ».

Il évoque également un certain intérêt pour les investisseurs étrangers. « Derrière ces offshores, il y a aussi beaucoup d’Américains. […] Investir des fonds publics, comme des fonds de pension, dans le cannabis paraîtrait mal et contreviendrait à certaines restrictions éthiques aux États-Unis, où le cannabis reste illégal au niveau fédéral », explique M. Lester.

Schaka

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