Légalisation du cannabis: Ruée sur la «weed» en Californie

Légalisation du cannabis: Ruée sur la «weed» en Californie

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Un dispensaire de cannabis à Oakland, en Californie, le 1er janvier 2018 (illustration).

Un dispensaire de cannabis à Oakland, en Californie, le 1er janvier 2018 (illustration). — Mathew Sumner/AP/SIPA;

  • Tous les Californiens de plus de 21 ans peuvent désormais acheter légalement du cannabis.
  • Seulement une centaine de dispensaires ont obtenu à temps leur permis pour le 1er janvier.
  • Le marché légal du cannabis pourrait atteindre 5 milliards de dollars en 2018 rien qu’en Californie.

De notre correspondant en Californie,

On se croirait au lancement du dernier iPhone. En ce 1er janvier 2018, plusieurs dizaines de personnes font la queue devant River City Phoenix, l’un des sept dispensaires de Sacramento ayant obtenu un permis pour vendre du cannabis à usage récréatif. Avec cette ruée vers l’or vert, le marché pourrait atteindre plus de cinq milliards de dollars cette année rien qu’en Californie, selon l’estimation du cabinet d’analyse spécialisé GreenWave Advisors.

« Il faut juste mon permis de conduire ? », demande un client d’un ton hésitant. « Et remplir ce formulaire », répond l’employée. Qui se veut aussitôt rassurante : le nom, l’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas transmis à un registre national. Désormais, plus besoin d’une ordonnance médicale et de prétendre souffrir d’anxiété ou de mal de dos. En Californie, il suffit d’être majeur (21 ans) pour acheter du cannabis, alors que la légalisation entérinée par le référendum de 2016 entre en vigueur.

Chocolat, sucette, crème…

A l’intérieur, il faut refaire la queue pour obtenir un ticket numéroté, comme chez le boucher. Le décor est sobre, presque clinique, à l’exception d’une légère odeur âcre immédiatement reconnaissable. Deux étudiants qui préfèrent ne pas donner leur nom – le cannabis reste illégal au niveau national – sont venus car ils voulaient « fêter l’événement » et « soigner [leur] gueule de bois » du réveillon. Un ancien soldat, lui, espère pouvoir traiter ses insomnies. Pour Angela, atteinte d’un cancer et titulaire d’une carte médicale depuis sept ans, le cannabis « est la seule chose qui aide pour soulager les effets secondaires de la chimiothérapie ».

Dans la boutique, ils ont l’embarras du choix. Chocolat, sucette, crème, bourgeons… Le cannabis se fume, se mange ou s’applique sur la peau.

Du cannabis vendu par le dispensaire River City Phoenix, à Sacramento, le 1er janvier 2017.
Du cannabis vendu par le dispensaire River City Phoenix, à Sacramento, le 1er janvier 2017. – P.BERRY/20 MINUTES

Une demi-douzaine de vendeurs prennent les commandes et expliquent aux novices les différences entre une cinquantaine de variétés de weed classées en trois catégories principales : sativa (« plutôt festive et énergique), indica (plutôt « relaxantes) et hybrides. La plus populaire ? La « Chiquita Banana », un mélange 50/50 qui culmine à 33 % de THC. Pour ceux qui ne veulent pas des effets psychoactifs du cannabis, la boutique propose des produits à base de CBD (cannabidiol), une molécule qui ne se fixe pas sur les récepteurs cannabinoïdes et ne fait pas planer. Le vendeur affirme qu’il n’y a pas d’addiction au CBD, mais les recherches sont encore très limitées.

>> A lire aussi : Vapoter du CBD, une molécule dérivée du cannabis, peut-il rendre accro?

Un commerce juteux pour les collectivités locales

Environ 600 clients ont fait leurs emplettes à la boutique lundi, estime Shanyna Schonauer, manager régional de River City Phoenix. C’est trois fois plus qu’une journée classique pré-légalisation. Sur les 2.700 dispensaires californiens, seulement 400 ont obtenu un permis pour vendre du cannabis à usage récréatif auprès du Bureau of cannabis control. Mais avec la lenteur administrative, moins d’une centaine ont eu l’accord des municipalités pour démarrer les ventes au 1er janvier – Los Angeles et San Francisco sont en retard, notamment.

« La bureaucratie est lourde, le commerce est très réglementé », précise Shanya. Selon elle, les autorités ont donné la priorité aux dispensaires établis de longue date. « Nous contrôlons la qualité de la marchandise et nous devons notamment placer les produits dans des sacs sécurisés », précise-t-elle.

Tous les yeux sont braqués sur la Californie. Huit Etats américains ont dépénalisé le cannabis mais le Golden state est de loin le plus peuplé, avec près de 40 millions d’habitants. L’Etat californien prélève une taxe spéciale de 15 % sur le cannabis, en plus d’une TVA d’environ 10 %, et il faut ajouter des taxes municipales comprises entre 2 et 10 %. Cela devrait représenter une manne de plusieurs centaines de millions de dollars de revenus annuels pour les collectivités. Angela, elle, fait grise mine : le prix d’un huitième d’once (3,5 grammes) est passé de 50 à 60 dollars. « La légalisation est une mauvaise chose. Le cannabis devait être limité à un usage médical », regrette-t-elle.

Schaka

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