Comment cultiver du cannabis en extérieur et intérieur de A à Z

La réussite d’une culture au sein d’une maison ou d’un appartement nécessite la mise en application d’un principe simple : « reproduire les conditions de l’extérieur en intérieur ».

Concrètement, à l’état naturel, une plante, quelque soit son espèce, a besoin de plusieurs paramètres afin qu’elle puisse se développer, se reproduire, fructifier ou fleurir.

Ces conditions naturelles et primordiales à l’évolution d’une plante sont :

– La Lumière ;

– L’Air ;

– Le Substrat ;

– L’Eau.

De la faculté à réunir ces quatre éléments dans un espace cloisonné (une pièce ou une chambre de culture) détermine la pleine réussite d’une culture horticole.

:music: LA LUMIERE

Dans la Nature, la Lumière émise par le Soleil permet non seulement aux plantes de croître par le biais de la Photosynthèse mais aussi de déclencher une fructification ou une floraison grâce au temps d’éclairage, la Photopériode. Privé de lumière, les plantes déclineraient rapidement (jaunissement) et mourraient.

La Photosynthèse est un processus biochimique essentiel à la plante qui lui permet d’évoluer. Combinée à un apport d’eau et d’éléments nutritifs adapté, l’activité lumineuse va permettre aux végétaux d’assimiler le dioxyde de carbone (CO2= carburant de la photosynthèse) et de dégager de l’oxygène (O2). Ainsi, plus l’intensité lumineuse est importante, plus la croissance de la plante est vivace et plus la floraison est abondante.

Image IPB

La Photopériode se résume au cycle de lumière et d’obscurité. Au Printemps, les temps de jour s’allongent, ce qui engendre la croissance des plantes. En Eté (à partir du 21 Juin), les temps de lumière se raccourcissent , les plantes amorcent alors leur cycle de floraison.

En intérieur, la photopériode d’une plante en croissance se concrétise par une alternance de 18 heures d’éclairage et 6 heures d’obscurité ; celle de floraison se réduit à 12 heures de jour et 12 heures de nuit ininterrompus. Il est essentiel de respecter ces photopériodes afin d’éviter tout stress inutile aux plantes accompagné d’un risque de relancer celle-ci en croissance. Ce « flashage » pourrait amoindrir leur vivacité ou leur production florale.

Seule la clarté de la lune en extérieur ou la lumière d’une lampe verte en intérieur ne viendront pas perturber les périodes de nuit chez la plante.

Image IPB

En intérieur, la couleur dégagée par la source lumineuse et exprimée en degré Kelvin (K) aura une influence sur les plantes cultivées. Ainsi, il est préférable d’employer des couleurs dites froides à dominance de bleu-blanc (ampoules MH, CFL ou néons inférieurs à 3000 K) pour la croissance et plutôt des couleurs dites chaudes à dominance de rouge-orange (ampoules HPS, CFL ou néons supérieurs à 3000 K) pour la floraison.

Image IPB

De plus, l’unité P.A.R. (ou Photosynthetic Activ Radiation) mesure l’efficacité active d’une source lumineuse sur la Photosynthèse de la plante. Dans les faits, plus l’unité P.A.R. est proche de 100% (comme le proposent les néons 55W, les néons T5 et les ampoules CFL ou à économie d’énergie), plus la lumière dégagée par la lampe est utile à la photosynthèse de la plante et par conséquent , plus cette dernière sera vivace et productive.

En outre, l’intensité lumineuse exprimée en lumens (lm) et dégagée par une lampe va déterminer la superficie optimale éclairée et la production d’une plante. En fait, plus une source lumineuse est importante, plus la surface au sol éclairée est grande et plus la plante sera productive. Dans ce domaine, les Hautes Pression Sodium (H.P.S.) sont à préconiser. Cependant, une certaine distance de sécurité entre la source lumineuse et le sommet des plantes est à respecter afin d’éviter tout risque de brûlure et variable en fonction de l’intensité lumineuse employée.

Types de lumière _ _ Superficie optimale éclairée _ _ Distance de sécurité (En cm)

-Néons 2X55W ou T5 48W _ _ 100X50 _ _ _ 5-10

-Néons 4X55W ou T5 96W _ _ 100X100 _ _ 5-10

-ampoule CFL 125W _ _ _ _ _ 50×50 _ _ _ _ 5-10

-ampoule CFL 250W _ _ _ _ _ 100X50 _ _ _ 10-15

-ampoule CFL 300W _ _ _ _ _ 100X70 _ _ _ 15-20

MH/HPS 150W _ _ _ _ _ _ _ 50X50 _ _ _ _ 15-20

MH/HPS 250W _ _ _ _ _ _ _ 60X60 _ _ _ _ 20-30

MH/HPS 400W _ _ _ _ _ _ _ 90X90 _ _ _ _ 30-40

MH/HPS 600W _ _ _ _ _ _ _ 120X120 _ _ 50-60

MH/HPS 1000W _ _ _ _ _ _ 140X140 _ _ 100

Sur le marché , il existe des réflecteurs vitrés ( comme les Cool Tube ou les Xtracool) valables pour enfermer les ampoules MH ou HPS ), à raccorder directement à un extracteur , très performants dans la mesure où ces derniers permettent un gain important de chaleur (perte de 4 à 5°C en moyenne) dans l’espace de culture , de diviser les distances de sécurité par deux (chaleur aspirée à son origine) et ainsi d’éclairer plus en profondeur la canopée (la masse végétale) .

Afin d’obtenir une production florale homogène et une meilleure répartition de la chaleur, il est préférable d’utiliser les même intensités lumineuses et bien reparties sur l’ensemble de l’espace de culture. Exemple : pour couvrir un espace de 120X60cm, il est conseillé de répartir deux HPS 250W plutôt qu’une HPS 600W…

=> Guide CFL

:music: L’AIR

Sur Terre, toute masse végétale bénéficie avec abondance d’un air riche en CO2 (aussi appelé dioxyde de carbone ou gaz carbonique) et de O2 (oxygène). Sans cela, toute vie est impossible !!!

Par le biais des stomates recouvrant leurs feuilles (similaires à des pores humains), une plante rejette de l’oxygène (mais en consomme aussi, mais moins !!!) et assimile du CO2 (mais en rejette aussi, mais moins !!!).

De cet état de fait, en intérieur, le fait de reproduire les conditions climatiques au plus juste de l’extérieur en intérieur garantit des récoltes abondantes et rapides. Ainsi, un extracteur et un introducteur (turbines d’air ayant un fort pouvoir d’aspiration) sont nécessaires dans un espace clos. L’extracteur se place à l’extérieur et en haut, sert à renouveler le CO2, l’O2 déjà consommés par les plantes et également à réguler la température environnante. L’introducteur, lui, facilite le travail de l’extracteur, optimise le renouvellement d’air ; il doit avoir un débit inférieur, se positionne en bas de l’espace et à l’opposé de l’extracteur. Les puissances de ces deux turbines devront être proportionnelles à la chaleur dégagée par la ou les sources lumineuses employées et le volume total de l’espace de culture.

En plus du renouvellement de l’air, la ventilation est également un paramètre essentiel au bon fonctionnement dans un espace clos horticole. Les mouvements d’air facilitent les échanges O2/CO2 des stomates (=gain de vivacité) et élargissent la structure végétale (=gain de production). Ils sont assurés par des ventilateurs ou des brasseurs, à diriger directement sur les plantes de manière homogène et progressive.

Image IPB

Les températures idéales requises s’étalent de 20°C à 25°C dont le niveau optimal est 23°C. Grâce à l’extraction/introduction et à la ventilation, la température de l’espace horticole peut être contrôler dans une certaine mesure ; en effet, il sera difficile d’entretenir des températures « correctes » en été quand on prend en compte la chaleur dégagée par la source lumineuse horticole et les chaleurs des journées estivales…Deux solutions : utiliser un climatiseur et cadrer ces phases de lumière quand il fait nuit à l’extérieur afin de bénéficier de températures plus clémentes De plus, il est important que les variations de température n’excèdent pas de 10°C entre les phases de jour et de nuit pour pallier à tout stress inutile que pourraient subir les plantes. Pour éviter ces fluctuations perturbantes, il est conseillé de connecter à l’extracteur et à l’introducteur un thermostat, appareil permettant une gestion automatisée de la température au sein de l’espace de culture.

En outre, en intérieur, l’usage d’extracteur/introducteur et de ventilateurs/brasseurs permet aussi un contrôle de l’humidité ambiante ou l’hygrométrie. Exprimée en pourcentages (%), cette quantité d’eau disponible dans l’air est mesurée par un hygromètre et contrôlée automatiquement par un hygrostat (s’accouplant à l’extraction/introduction, à la ventilation). Dans la majeure partie des cas, une chambre ou une pièce de culture de croissance nécessitera la mise en place d’un humidificateur (à vapeur froide et déjà équipé d’un hygrostat de préférences) ou d’un brumisateur à ultrason pour entretenir les 50 à 70% d’hygrométrie nécessaire à la phase végétative. Ces mesures garantissent des échanges gazeux optimaux au niveau des stomates. A contrario, seulement 45 à 50% d’humidité relative sont à observer pour la floraison pour prévenir d’éventuelles moisissures aux cœurs des fleurs ou sur les fruits.

Ces deux mesures, la température et l’humidité, sont réunies sur un appareil pouvant afficher les minimums-maximums de ces deux valeurs, le thermo-hygromètre. Cet outil très pratique est à placer au centre de l’espace de culture et à hauteurs des sommets des plantes pour enregistrer les véritables mesures.

La gestion des odeurs est aussi un facteur à prendre en compte afin de ne pas déranger le voisinage. Pour cela, plusieurs articles disponibles sur le marché s’avèrent efficaces jusqu’à 100% : le filtre à charbon, le ionisateur (appareil libérant des ions négatifs éliminant alors les odeurs et assainissant l’air) ou le générateur d’ozone (nécessitant la mise en place d’une chambre annexe pour placer le générateur). Etant le plus vendu et le meilleur rapport qualité/prix, le filtre à charbon se présente comme un gros cylindre rempli de charbon actif piégeant les odeurs. Très simple à installer, il se place en haut, à l’intérieur de l’espace de culture et se connecte à l’entrée du circuit d’extraction dans la mesure où la chaleur et les odeurs montent. De plus, placer un filtre à charbon, à l’extérieur, à l’entrée du circuit d’introduction (les filtres souples de type Odorsok sont à recommander pour cet usage) garantit aussi une absence d’intrusions de nuisibles, de poussières et/ ou d’odeurs désagréables sur les fruits ou fleurs qui pourraient provenir de l’environnement proche de la pièce de culture.

Afin de dynamiser la croissance des plantes et de maximiser leur production, certains cultivateurs exigeants ont recours à l’injection de CO2. Cette technique consiste à libérer du gaz carbonique au sein de la pièce de culture qui doit être bien hermétique (installation de clapet anti-retours aux extracteurs et aux introducteurs) pour atteindre des valeurs de 1500ppm. Cet apport peut s’effectuer efficacement sous deux formes : la fonte de glace carbonique (placée dans des récipients) ou la libération contrôlée de bombonnes de CO2 (reliées à une électrovanne et un contrôleur de CO2 informé par une sonde). Afin de prévenir contre tout empoisonnement au dioxyde de carbone, la mise en place d’une alarme de détection de CO2 est fortement recommandée.

:music: LE SUBSTRAT

Par définition, le substrat est le milieu où les racines se développent et se protègent de la lumière puisque celles –ci se dégraderaient irrémédiablement à une exposition lumineuse prolongée : la photosensibilité. Ainsi, il existe plusieurs substrats que l’on peut classer dans deux catégories bien distinctes : la terre et l’hydroponie.

Image IPB

La culture dite traditionnelle se rapporte à la terre et nécessite peu ou pas d’apport d’engrais, sous forme de liquide ou de poudre, d’origine biologique ou bio-minérale. En effet, dans le cadre d’une culture en extérieur et en pleine terre, les apports d’engrais ne sont pas obligatoires parce que les plantes peuvent déployer leurs racines sans limite pour combler leurs besoins nutritifs essentiels à leur croissance et leur floraison/fructification. En revanche, dans le cadre d’une culture en intérieur, les plantes sont cloisonnées dans des pots et par conséquent doivent faire l’objet d’un suivi attentionné au niveau des apports nutritifs.

Déjà stabilisées à un pH entre 6,0 et 6,4, les terres « prêtes à l’emploi » proposées en jardinerie professionnelle se composent dans la majorité des cas de différentes formes de tourbes, d’humus et de perlite (élément permettant d’oxygéner le milieu et de garantir un bon drainage). Un terreau dit « light » contenant peu d’éléments nutritifs est à privilégier lors du premier empotage ou durant tout le cycle de croissance et de floraison, par volonté d’engraisser à sa convenance ou si une culture en terre veut être menée avec des engrais biominéraux par exemple. Ainsi, une terre plus riche, envisageable dès le premier rempotage, pousse logiquement à espacer les apports nutritifs.

De manière générale, sur une culture en terre, deux à trois rempotages sont à prévoir. Lors du passage en floraison ou en fructification, il est conseillé de passer dans un pot deux à trois fois plus volumineux que celui de croissance. Un principe simple à retenir : plus le volume de terre apportée est important, plus la masse racinaire est grande et plus les plantes sont productives !!!

D’autre part, la culture dite moderne basée sur l’hydroponie (ou littéralement du grec : travail de l’eau) concerne les plantes évoluant dans un substrat inerte et stérile que sont les billes d’argile, la laine de roche, la fibre de coco, la sphaigne, la vermiculite, la pouzzolane …En ce sens, ces différents substrats ne contiennent pas d’éléments nutritifs et obligent à des apports nutritifs constants et évolutifs par le biais de l’eau. Seuls des engrais bio-minérales sont à prescrire pour les systèmes hydroponiques dans la mesure où ils sont facilement hydrosolubles et peuvent rester dans une solution (remuée régulièrement ) une dizaine de jours. Cependant, certains fabricants d’engrais (comme GHE) ont développé la bioponie , c’est-à-dire une gamme biologique certifiée (normes OMRI) d’engrais utilisable et opérationnelle dans le cadre d’une culture hydroponique.

Support inerte le plus employé dans les systèmes hydroponiques domestiques, la bille d’argile expansé constitue le milieu de culture le plus simple et le plus pratique (100% réutilisable) pour les cultivateurs débutants comme pour les confirmés. En effet, de par son excellente capacité à drainer, à retenir peu les éléments nutritifs et à offrir aux racines une grande oxygénation, les billes d’argile acceptent aussi bien le « flux et reflux » en continu ou par alternance, c’est-à-dire que le système d’irrigation en eau sur ce substrat spécifiquement peut fonctionner en permanence sans risque de saturation des plantes ou alimenter les plantes par des marées (15 minutes on, 15 minutes off par exemple) pour maximiser l’oxygénation aux racines et pour forcer celles-ci à se développer pour aller puiser l’eau.

La laine de roche est aussi un milieu de culture très répandue, surtout chez les professionnels horticoles ; la majorité des cultures de tomates issues de l’industrie agro-alimentaires s’effectue sur ce milieu. Reconnue pour sa capacité à retenir l’eau et les éléments nutritifs, l’irrigation sur laine de roche doit faire preuve d’une certaine attention du cultivateur dans la mesure où elle doit être programmée et espacée de manière homogène sur le temps d’éclairage des plantes, afin de répondre à leurs besoins en eau et en éléments nutritifs. Dans la pratique, le cultivateur averti prendra en compte le volume de laine de roche employé, les conditions climatiques au sein de son espace de culture et la capacité des plantes à assimiler leurs apports en fonction du stade de croissance ou de floraison, pour programmer ses marées et leurs temps, à l’aide d’un programmateur manuel, digital ou cyclique. Concrètement, plus les plantes évoluent, plus leurs besoins en eau et en engrais sont importants. Cependant, des marées trop abondantes ou trop rapprochées pourraient entrainer une raréfaction de l’oxygène autour des racines (saturation) et un risque de moisissures de celles-ci (développement de champignons pathogènes).

Très bon marché et très aérée, la fibre de coco se présente comme un substrat hydroponique, donc inerte et stérile. Répondant au même principe d’irrigation, alternée et espacée, et les mêmes précautions d’usage que la laine de roche (voir ci-dessus), la fibre de coco peut être mélangée à de la perlite ou de la bille d’argile à hauteur de 30%, dans le but de maximiser sa capacité de drainage. Résistante à la putréfaction, elle nécessite néanmoins une attention particulière au niveau de l’irrigation automatisée: une sécheresse avérée entrainerait une acidité malencontreuse du milieu et ainsi un développement de carences chez les plantes. De plus, de part son milieu d’origine et avant la mise en place des plantes, à moins qu’elle soit déjà « prête à l’emploi » (certaines marques la proposent déjà son traitement effectué), la fibre de coco devra être désalinée ou tamponnée pour prévenir d’éventuelles carences, grâce à l’utilisation d’un « Buffering Agent » qui va venir dissoudre tous les sels qu’elle contient et la préparer efficacement à recevoir les plantes.

:yepah: L’EAU

L’eau est le facteur indispensable à toute forme de vie sur Terre. Chez les plantes, l’eau sert à transporter les nutriments et leur assimilation par les racines. De ce fait, en intérieur, un contrôle optimisé de l’eau engendre des résultats conséquents en termes de vivacité et de production.

Dans la grande majorité des cultures, l’eau employée est celle du robinet qui, selon la proximité des usines des eaux, l’utilisation d’un adoucisseur général d’eau ou la qualité du circuit domestique de plomberie, s’avère plus ou moins « bonne ». Ainsi, le simple fait de prélever l’eau d’arrosage et de la laisser décanter 24 à 48 heures dans un réservoir à l’air libre et à l’abri de la lumière permettra à celle-ci de se décharger en chlore, élément chimique néfaste aux plantes (à haute concentration favorisant des carences en potassium, calcium et magnésium) et dont le taux s’est accrue ces dernières années afin de lutter contre d’éventuelles attaques terroristes par l’eau. De plus, l’usage d’un filtre à eau s’avère utile mais pas totalement efficace parce que les solides dissous dans l’eau ne sont pas retenues, uniquement les particules en émulsion. Seulement la mise en place d’un osmoseur inversé, composé de membranes semi-perméables en polymères retenant toute impureté de l’eau qui le traverse, garantit une eau pure.

Le ph (ou potentiel hydrogène) apparait comme une valeur (allant sur une échelle de 0 à 14 ; le 7 étant le neutre) indispensable à maîtriser dans le cadre d’une culture en terre ou en hydroponie puisqu’elle optimise l’assimilation des nutriments par les racines. Ainsi, pour gérer le pH d’une solution nutritive, tout en prenant en compte la légère acidité (ou non) des engrais et des aditifs employés, il faut un pH mètre manuel (réactifs de couleurs existant en bandelettes ou en fiole) ou un pH mètre électronique (plus pratique et précis), une solution liquide ou en poudre de pH Down (acidifiant l’eau) et un pH Up (liquide rendant l’eau plus alcaline ou basique). En ce sens, sur une culture en terre, l’eau d’arrosage s’établit sur des valeurs de pH de 6,2 à 6,4 en croissance et de 6,6 à 7,0 en floraison. Plus acide sur un milieu hydroponique, le pH de l’eau se baisse de 5,6 à 6,4 en croissance et de 6,0 à 6,4 en floraison.

Indispensable à maitriser en culture hydroponique, l’EC (ou Electrical Conductance) ou l’Electro-Conductivité se manifeste comme une mesure de la concentration de sels minéraux dissoute dans l’eau. En d’autres termes, les minéraux composants les engrais (et certains aditifs) et les imperfections contenues naturellement émettent un courant électrique et l’EC mètre le quantifie. De cette manière, les besoins nutritifs des plantes venant à croître, le niveau d’EC augmente aussi proportionnellement. Généralement, les mesures d’EC s’échelonnent de 0,8 à 1,4 durant le stade végétatif, de 1,4 à 1,6 pendant la préfloraison pour atteindre les 1,6 à 2,2 (culminant à 2,6) suivant le développement des plantes. De plus, l’accélération du métabolisme (rayonnement lumineux important par rapport à la superficie à éclairer, enrichissement au CO2…) de la plante nécessite un suivi en conséquence des valeurs d’EC.

Un EC mètre indique qu’une valeur générale des imperfections et des minéraux contenus dans l’eau, sans préciser spécifiquement la concentration en macronutriments (N pour Azote, P pour Phosphore, K pour Potassium) et en micronutriments (Calcium Ca, Magnésium Mg, Soufre S, Cuivre Cu, Bore B, Fer Fe, Manganèse Mn, Molybdène Mo, Zinc Zn) dilués dans l’eau. Ainsi, en vue d’optimiser, la solution nutritive et l’eau des réservoirs hydroponiques doivent être changées une fois par semaine afin de renouveler correctement les macronutriments et les micronutriments composants les engrais apportés aux plantes et dynamiser leur croissance.

En terre, en testant l’eau de drainage ayant traversé les pots, l’EC est une valeur intéressante à connaitre pour prévenir contre une éventuelle sur-fertilisation en sels nutritifs s’étant accumulé de façon excessive autour des racines. Si tel est le cas, il faut alors réagir en rinçant sa terre avec de l’eau au pH ajusté ou à l’aide d’une solution enzymatique (bactéries vivantes décomposant les racines mortes et les sels nutritifs pour les rendre plus assimilable par les racines).

La température de l’eau d’arrosage doit, quelque soit le substrat sélectionné, être calibrée entre 18°C et 20°C. Ce contrôle étroit de la température de l’eau des systèmes hydroponiques se justifie par un risque de développement de champignons pathogènes au niveau des racines (jaunissement, fragilité, développement d’une forme de bave gluante et odorante autour des racines…), dès lors où la solution nutritive excède les 21°C. Au-delà de 24°C dans l’eau, une raréfaction de l’oxygène contenu dans l’eau se crée et les racines se dégradent progressivement; sans omettre que les sels nutritifs se détériorent également.

:culture: CONSEILS PRATIQUES DE JARDINAGE D’INTERIEUR

:mdr: LA GERMINATION

La germination d’une plante débute à la sortie de la première racine et se termine lors de l’établissement du second étage de feuilles du semi. Après, la plante entre en phase végétative.

Image IPB

Les différentes méthodes de germination d’une plante sont peu complexes, demandent peu d’attention et peuvent être rendues fulgurantes. En effet, le simple fait de placer la graine pendant 24 à 48 heures dans le bac à légumes du réfrigérateur permet de simuler un environnement hivernal (c’est aussi un excellent moyen de conserver les graines, à une température stable, dans un boîtier de pellicule photos par exemple). Ensuite, lors de la germination, il est nécessaire de recréer des conditions printanières, humides et chaudes (aux alentours de 70% d’hygrométrie et de 27°C).L’évolution de la première racine sera d’autant plus vive si vous simulez l’hiver suivi du printemps.

Image IPB

3 méthodes de germination: dans tous les cas, effectuer ces techniques de préférence dans la cuisine, lieu riche en C02 (en cuisinant).

« Technique des deux assiettes »:
Prendre une assiette propre, y déposer une double couche de papier absorbant (pas de coton, trop filandreux!) humidifié au pH 5,8. Placer la graine et la recouvrir d’une double couche de papier absorbant, ré-humidifier au pH 5,8. Recouvrir le tout d’une nouvelle assiette.

« Technique du verre » :
Placer la graine dans un verre d’eau au pH 5,8 et la sortir immédiatement dès qu’elle ne flotte plus. Cette technique demande plus d’attention car il y a risque de pourrissement de la graine si elle n’est pas retirée de l’eau directement après son ouverture.

« Technique de Germination directement dans le substrat » :
En terre, placer la graine dans un petit pot plastique (en 7X7 par exemple), à environ un demi-centimètre de la surface , saupoudrer de terre, tasser sans écraser , vaporiser matin et soir jusqu’à l’apparition des deux premières feuilles (les cotylédons). Ensuite, arroser dès nécessité. En fait, l’arrosage ne peut se faire qu’à l’apparition des deux premières feuilles afin de prévenir tout risque d’asphyxie de la graine qui se serait retrouvé emporter avec le flux de l’arrosage dans le fond du pot et serait morte.

En laine de roche, « décontaminer » le bloc au préalable dans une eau pH 5,5 pendant 24heures et, ensuite seulement, placer la graine dans le bloc de laine. Vaporiser matin et soir le cube avec une eau pH 5,8, de façon à l’humidifier (et non à le mouiller!), jusqu’à l’apparition des premières feuilles. Une fois le bloc de laine de roche remplie de racines, rempoter la plante sans tarder (les racines étant photosensibles, se dégradent à la lumière) dans le substrat sélectionné, sans retirer la laine de roche.

Image IPB

Dans tous les cas, l’idéal pour mener à bien une germination est de s’accompagner d’une serre ou autre système (réutilisable dans le cadre du bouturage) afin de garantir à vos semis (plantes issues de graines) une hygrométrie et une température optimale et stable. C’est pourquoi les aérations de la serre devront être fermées pendant les premiers jours de la germination puis ouvertes progressivement les jours suivants, les semis étant très sensibles aux brusques changements climatiques lors de leurs premiers jours.

:pro: LE BOUTURAGE

Le bouturage ou le clonage d’une plante réclame de l’attention et quelques accessoires, indispensable pour augmenter les chances de réussite (serre, scalpel ou cutter stérilisé, bouturette aéroponique, hormones de bouturage…).Le principe est de créer, à partir de la tige d’une plante, une autre plante du même code génétique, donc aux mêmes caractéristiques (structure, production florale et goût similaires) que la plante initiale, appelée aussi la plante mère.

Premiers stades du bouturage :

• Préparer un verre d’eau pH 5,5
• Repérer les boutures sur la plante: des branches rectilignes d’une longueur de 8 à 12cm dont la tige est ni trop fine, ni trop large, de façon à ce qu’elle puisse se tenir droite. Cela lui permettra de ne pas épuiser trop d’énergie pour maintenir sa structure externe en vie.
• A l’aide d’un scalpel ou d’un cutter stérilisé, couper en biseau (de préférence en dessous d’un nœud) la tige sélectionnée et la placer immédiatement dans le verre rempli d’eau. Ceci afin de prévenir tout risque d’infiltration d’une bulle d’air dans la bouture qui lui serait fatale (embolie).
• Une fois les boutures prélevées, se séparer de toutes les feuilles de la tige sauf les feuilles du sommet, qu’il faut couper à moitié (pour que la bouture sue le moins possible).
• Laisser reposer les tiges dans un verre d’eau pH 5,5 dans le noir (dans un placard de cuisine, par exemple) pendant 6 à 12 heures (étape à ne pas effectuer dans le cadre du bouturage en aéroponie).
• Remplir un petit contenant d’hormones de bouturage (pas directement dans le flacon d’hormones pour éviter toutes proliférations bactériennes d’une bouture à l’autre) et appliquer les hormones sur le bas de la tige, sur 1 à 2 cm. Retirer le gel de l’extrémité biseautée de la tige en la coupant (en biseau toujours) un demi-centimètre plus haut.
• Placer cette même base de tige dans le substrat sélectionné (laine de roche ou terre) et enfermer le tout dans une serre, aérations fermées.
• Vaporiser, matin et soir, le capot de la serre, le substrat (terre ou laine de roche), la tige et les feuilles avec de l’eau entre pH 5,8 et 6.
• Veiller à ne pas laisser de flaques d’eau dans le bac de la serre afin d’éviter toutes moisissures.
• Au bout de 5 à 6 jours, commencer à ouvrir les aérations de la serre: une moitié d’aération chaque jour. Pour accélérer l’enracinement, ajouter un stimulateur de racines à l’eau entre pH 5,8 et 6 puis vaporiser.
• Une fois les aérations complètement ouvertes, entrouvrir le capot de la serre, ventiler progressivement et continuer à vaporiser.
• Le lendemain, retirer définitivement le capot de la serre et arroser si besoin (ne plus vaporiser pour éviter l’effet « loupe ») toujours avec la solution de stimulateur de racines et d’eau entre pH 5,8 et 6,0.
• Une fois le substrat rempli de racines (pots en terre comblés ou laine de roche laissant entrevoir des racines), transplanter dans le substrat de culture.
« En laine de roche » :

Il est recommandé de « décontaminer » les blocs dans une eau pH 5,5 pendant 24 heures avant d’entamer les premiers stades du bouturage.

« En aéroponie » :

•Préparer un verre d’eau pH 5,8
•Prélever les boutures, coupées en biseau, d’une longueur d’environ 8 à 12cm, ni trop fines, ni trop larges et les immerger directement dans le verre.
•Se séparer de toutes les feuilles de la tige sauf celles du haut qu’il faut couper à moitié pour éviter une absorption trop importante dans l’eau.
•Rincer bien les billes d’argiles dans une eau pH 5,5 et préparer le système de bouturage, propre et remplie d’eau entre pH 5,8 et 6.
•Changer l’eau du système tous les 5 à 7 jours (eau entre pH 5,8 et 6).
•A l’apparition de petits points blancs sur la tige (les futures racines !) ajouter un stimulateur de racines à l’eau pH 5,8
•Après avoir obtenu un système racinaire convenable, transplanter la bouture dans le substrat sélectionné avec le panier.
A savoir :

Sachant qu’un débutant dans le domaine du bouturage réussira 50% des boutures (90% en système de bouturage aéroponique), prévoir une marged’erreur pour obtenir le nombre souhaité.

:culture: LA CROISSANCE

Après la germination du semis (plante issue d’une graine), une plante rentre en croissance
ou phase végétative dès lors où se constitue son second étage de feuilles après les
cotylédons (les deux premières feuilles). Dans le cadre du bouturage, la croissance débute après l’apparition des racines. De manière générale, la phase végétative s’effectue sous 18 heures de lumière et 6 heures de nuit, toutes les deux sans interruption.

Durant cette période, la température dans l’espace de culture doit être contenue entre 20 et 25°C et l’hygromètrie entre 50 et 70%.

En Terre :

Surtout en intérieur où l’espace destiné à la culture est limité, il est recommandé de faire de la « concentration de racines ». Le système racinaire étant gourmand, les deux ou trois premières semaines de croissance, il est préférable de faire évoluer les semis ou boutures dans des petits pots (0,75L à 1,3L).

Dès lors où les racines sont visibles ou sortent en bas du pot, il est temps de rempoter ou transplanter les plantes dans un pot intermédiaire ( de 3 à 5 L) en prenant soin d’y ajouter dans le fond une fine couche de billes d’argile afin de prévenir tout risque de moisissures (ne pas laisser la terre en permanence au contact de l’eau récupérée par les dessous de pots).

Durant la « première semaine de vie » des semis ou à l’enracinement des clones (apparition des petits points blanc le long de la tige), et suite aux rempotages (durant deux ou trois arrosages consécutifs à la dose maximale), il est conseillé d’arroser les plantes avec une solution riche en stimulateur de racines (sans engrais) pour pallier au stress subi par le système racinaire (photosensible) et pour l’aider à prendre position dans la « nouvelle terre ». De plus, il faut savoir qu’au cours d’une culture, une plante peut être transplantée deux à trois fois maximum.

L’arrosage d’une plante doit se faire à partir du moment où les premiers centimètres de terre sont secs. Il s’effectue de manière lente et uniforme sur l’ensemble du pot, et s’arrête lorsque l’eau s’échappe du pot. Une solution ajustée au pH 6,4 (entre 6,2 et 6,6) et enrichie en azote(N), macronutriment essentiel durant la phase végétative (engrais de croissance), peut être apporté dès la deuxième semaine de la plante suivant la fertilisation de la terre sélectionnée.

En Hydroponie :

Dans le cadre de la culture hors-sol (billes d’argile, laine de roche, …), il existe deux types de cycles d’arrosage: l’un est permanent et concerne les systèmes hydroponiques « flux et reflux » évoluant sur la base de billes d’argile (pas de phénomène de saturation). L’autre s’apparente aux tables à marée, alimentées par cycle (1 à 6 montées des eaux sur une journée d’éclairage) et reposant sur des billes d’argile, de la laine de roche ou de la fibre coco. La durée des marées est variable en fonction de la capacité de saturation du substrat choisi et le volume d’eau envoyé.

Pour un développement optimal des plantes au cours de la phase végétative, il est recommandé de changer son réservoir de solution tous les 5 à 7 jours. L’eau contenant déjà des éléments nutritifs, seul un stimulateur de racines et un stimulateur de croissance pourront être rajoutés au pH ajusté entre 5,6 et 6. Ensuite, l’engrais de croissance peut être apporté à dosage progressif.

Stades
Valeur d’EC
pH
Cycle Lumineux

Germination Bouturage
0,8 -> 1,0
5,8
18h de lumière
6h de nuit

Phase végétative
1,0 -> 1,4
5,8
18h de lumière
6h de nuit

Image IPB

:culture: LA FLORAISON

Le cycle de floraison repose sur une durée continue d’éclairage de 12 heures de jour et de 12 heures de nuit. Ce cycle doit être impérativement respecté afin de ne pas stresser les plantes (« flashage ») et de ne pas les relancer en croissance. De plus, il faut savoir qu’une plante ne se mettra à fleurir qu’une à plusieurs semaines après le passage en cycle de floraison. C’est justement pendant la préfloraison que la plante nécessite encore un apport conséquent en azote (engrais de croissance) jusqu’à

l’apparition des premières fleurs. Là, la plante passe en « floraison déclarée » et ses besoins reposent essentiellement sur deux autres macronutriments: le Phosphore (P) et le Potassium (K).

Pour une floraison optimale, la température de l’espace doit être limitée entre 20 et 25°C et l’hygrométrie entre 45 et 50% (pour éviter toute moisissure au niveau des fleurs ou des fruits).

En Terre :

Lors du passage en « cycle 12/12 », il est conseillé de transplanter les plantes dans leurs pots définitifs (de 7 à 30 litres) suivant la taille des plantes désirées, la durée de leur floraison et le type d’engrais (minéral ou organique) utilisés, en n’oubliant pas de tapisser le fond des pots avec des billes d’argiles. Pour les 2 à 3 arrosages consécutifs, le seul apport d’un stimulateur de racines (pH entre 6,2 et 6,8) est recommandé pour limiter le stress subi lors du rempotage. Ensuite, suivant la gamme de fertilisants employés, l’engrais de croissance doit être continué jusqu’à l’apparition des premières fleurs.

A la « floraison déclarée », l’engrais de floraison, riche en phosphore et potassium, est progressivement apporté et ajusté dans une solution au pH 6,8 (entre 6,6 et 7). Pour accroître la production florale ou la fructification des plantes, il est recommandé d’ajouter à cette base d’engrais un stimulateur de floraison.

Finalement, pour les plantes destinées à la consommation, un rinçage (uniquement l’apport d’eau pH 6,8) interviendra les deux ou trois semaines avant la récolte afin de retirer toutes traces d’engrais dans le produit fini. Le jaunissement des feuilles est signe d’un bon processus de rinçage. Après cela, bon appétit !

En Hydroponie :

Comme la culture en terre et suivant la gamme d’engrais choisis, le passage à l’engrais de floraison ne se fait qu’à l’apparition des premières fleurs. Ainsi, l’engrais de croissance est à poursuivre durant la préfloraison (environ 10-15 jours).

Pour optimiser les rendements, un renforçateur de floraison (PK 13/14 par exemple) ou un stimulateur de floraison (Top Max par exemple) sont à prévoir à la « floraison déclarée » en plus de la base d’engrais de floraison (pH compris entre 5,8 et 6,5) dont le dosage est croissant.

Stades
Valeur d’EC
pH
Cycle Lumineux

Préfloraison
1,4 -> 1,6
5,8 – 6,2
12h de lumière
12h de nuit

« Floraison déclarée »
1,6 -> 2,2
5,8 – 6,2
12h de lumière
12h de nuit

Rinçage
La plus proche de 0
5,8 – 6,2
12h de lumière
12h de nuit

:culture: EXEMPLE D’UNE CULTURE EN TERRE

Cro +7
Image IPB

Cro + 10
Image IPB

Cro + 13
Image IPB

Cro + 14
Image IPB

Cro + 17
Image IPB

Cro + 19
Image IPB

Cro + 20
Image IPB

J + 21 : 36 heures de noir : Passage en floraison
Image IPB

Flo + 6 (J + 27)
Image IPB

Flo + 8 (j + 29)
Image IPB

Flo + 10 : apparition des 1ères fleures
Image IPB

Flo + 12 (j + 33)
Image IPB

Flo + 17 (j + 38)
Image IPB

Flo + 21 (j + 42)
Image IPB

Flo + 24 (j + 45)
Image IPB

Flo + 27 (j + 48)
Image IPB

Flo + 30 (j + 51)
Image IPB

Flo + 34 (j + 55)
Image IPB

Flo + 38 (j + 59)
Image IPB

Flo + 42 (j + 63)
Image IPB

Flo + 47 (j + 68)
Image IPB

Flo + 53 (j + 74)
Image IPB

Flo + 56 (j + 77)
Image IPB

😕 LES BASES DE LA CULTURE EN INTERIEUR

– Vérifier et refaire complètement l’installation électrique chaque fin de culture.

– Conserver un espace de culture et un plateau de travail à l’hygiène irréprochable pour éviter l’invasion de nuisibles attirés par les déchets organiques jonchant le sol.

– Investir dans des traitements foliaires anti-nuisibles et/ou anti-moisissures destinés à prévenir et lutter efficacement contre de potentielles attaques, souvent applicables pendant les stades hors-fleurs.

– Conserver ses produits liquides ou en poudre à l’abri de la lumière, de l’humidité et à une température ambiante inférieure à 16°C (à tenir éloignés de l’espace de culture et des enfants!!!).

– Bien remuer les engrais ou aditifs avant emploi.

– Avoir une seringue ou une pipette pour chaque produit liquide utilisé pour ne pas les détériorer.

– Ne jamais mélanger les produits purs entre eux (dans la même bouteille mais déjà rempli d’eau…).

– Conserver les engrais ou aditifs liquides pas plus de 1 an après ouverture (6 mois pour les produits contenant des hormones et placer ces derniers dans le bac à légumes du frigo).

– Calibrer les EC mètre et pH mètre une fois par mois, uniquement à l’aide de solutions spécifiques de calibration.

– Renouveler ampoules ou néons toutes les 3 sessions de culture.

– Changer son réservoir de solution nutritive 1 fois par semaine et le nettoyer lors du passage des engrais de croissance à ceux de floraison.

– Nettoyer et désinfecter chaque fin de culture l’espace, les systèmes hydroponiques et/ou les pots, les outils de dosage et de coupe.

– Constituer deux espaces pour créer un cycle, établir une sélection des plantes les plus satisfaisantes et gagner du temps : un de croissance (où évolueront les semis et boutures et les plantes-mères conservées) et un de floraison.

– Garder un regard attentionné et régulier au bon fonctionnement de son espace de culture pour garantir des résultats à la hauteur de ses attentes

source:cannaweed.com

Auteur de l’article : Schaka

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *